LA FORET COMMUNALE
La forêt communale de Giromagny couvre plus de 480 ha répartis sur 4 communes : Giromagny (42 ha), Lepuix-Gy (196 ha), Auxelles Haut (239 ha) et Auxelles bas (5 ha). On y trouve principalement du hêtre (64%) et du sapin (20%), le reste se répartissant entre chêne, épicéa, pins sylvestre et Douglass ainsi que divers feuillus (érable, sycomore, frêne). Cette forêt est principalement affectée à la production de bois d’œuvre feuillus (75%) et résineux (25%). Autrefois elle constituait aussi une zone d’exploitation de divers minéraux dont le souvenir est présent à travers un sentier minier (et botanique). La forêt est également pour partie une réserve de chasse (louée à l’ACCA de Giromagny) pour les chevreuils, sangliers et lièvres. Elle constitue un lieu de promenade apprécié par le biais de nombreux sentiers balisés (notamment par le club des Sentiers Sous Vosgiens) ainsi qu’une zone de protection naturelle pour différentes espèces (oiseaux divers, grand tétras, etc.) ; à ce dernier titre elle est soumise à différentes réglementations sur certaines zones (réserve des Ballons Comtois, zone de protection du grand tétras, zone d’importance communautaire pour les oiseaux, etc.
Pour la commune, la forêt représente une ressource économique importante et elle fait à ce titre l’objet d’une gestion attentive en partenariat avec l’ONF (Office National des Forêts) ; un plan d’aménagement sur 15 ans a été établi en 1998 et chaque année le Conseil Municipal délibère sur un programme de travaux proposé par l’ONF (marquage des coupes, dépressage, entretien ou création des routes forestières, etc.). La tempête de décembre 1999 n’a pas eu de conséquences directes importantes sur la forêt communale (700 mètres cube de chablis environ) mais ses conséquences indirectes sur les prix du bois de hêtre ont eu une incidence importante sur le budget communal avec des années « noires » (en 2000 et 2001 les recettes ont été inférieures aux coûts d’entretien qui s’élèvent à environ 15 000 € par an) et des perspectives peu réjouissantes (76 000 € de recettes en 2004 contre 116 000 € en 1998, soit une perte de près de 50% si l’on tient compte de l’inflation, et ce pour des volumes vendus supérieurs).
Les coupes de hêtre et de sapin, présentées dans un catalogue rédigé par l’ONF, sont vendues sur pied à l’automne aux professionnels. Les « semi-produits » que constituent les fonds de coupes, les perches et brins abattus au cours du dépressage ainsi que les chablis (arbres cassés, abîmés ou renversés par le vent) sont vendus au coup par coup à des tarifs allant de 7,5 € le m3 pour les chablis de bonne qualité à la gratuité pour les ételles (débris) de coupe et les charbonnettes (branchages de diamètre inférieur à 7 cm) en passant par 5 € le m3 pour les chablis de qualité moyenne et 1 € le stère pour les rondins et quartiers de fonds de coupes.
Avec le renchérissement du prix des produits pétroliers, certains seront peut-être tentés de se procurer du combustible en forêt. Ceci est possible sous réserve de respecter certaines règles car le prélèvement sauvage est prohibé et donc susceptible d’entraîner des poursuites. La procédure est simple : il s’agit seulement de s’inscrire sur un registre communal. L’information est transmise à l’ONF qui fournit alors au demandeur les documents suivants : 1) une autorisation de circulation (la circulation des véhicules en forêt est réglementée) ; 2) une autorisation d’exploitation faisant état du lieu, de la nature des prélèvements autorisés, des périodes et du prix ; 3) un contrat de vente avec facture payable au trésor public le cas échéant. Il ne reste plus alors qu’à mobiliser le courage !
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